Sensibilisation au milieu marin
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LES DÉCHETS MARINS
PROTÉGEONS ENSEMBLE LE FLEUVE ST-LAURENT
Qu’est-ce que la pollution marine?
Les déchets marins sont des polluants générés par l’humain qui sont abandonnés ou rejetés accidentellement dans les cours d’eau, les rivières ou les océans.*
Le Fleuve Saint-Laurent abrite plus de 1 300 espèces végétales et animales, dont plusieurs sont directement menacées par la pollution plastique et les déchets d’origine humaine.
Ces polluants se fragmentent en microplastiques, qui contaminent l’eau, les sédiments et la chaîne alimentaire, y compris la nôtre. Chaque geste compte pour réduire cet impact.
* (source: National Geographic)
Que deviennent les déchets une fois dans le fleuve ?
L’eau du fleuve n’est ni un lieu de recyclage ni une poubelle. La STQ met à disposition des installations pour faciliter le tri.
En effet, le plastique met entre 400 ans et plus de 1 000 ans à se décomposer. Donc, la bouteille jetée à la mer ne disparaît pas, elle cause plutôt des dommages qui perdurent longtemps après notre traversée.
Le passage aux microplastiques
Les plastiques se décomposent souvent en minuscules morceaux de moins de 5 millimètres (microplastiques) qui se déplacent par les courants marins et le vent.
Où se retrouvent les microplastiques
On retrouve des microplastiques partout, en surface et au fond des océans, dans les sols, dans l’air, dans l’eau potable, dans le corps humain, dans les animaux.
Les microplastiques sont ingérés volontairement ou involontairement par les poissons, les oiseaux, les mammifères et même par l’humain, et peuvent s’accumuler dans le système digestif et les tissus. Les microplastiques sont retrouvés à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, ainsi la quantité de microplastiques est croissante à chaque étape de la chaîne jusqu’au dernier consommateur, qui sont les grands mammifères et les humains.
Les impacts du microplastique
Les microplastiques peuvent avoir des effets sur l’alimentation, la croissance, les mouvements, la reproduction, l’inflammation et l’espérance de vie. Les études sont récentes et les impacts varient, puisque la composition du plastique diffère d’un produit à l’autre et que ses effets également. Toutefois, les études s’entendent pour dire qu’il vaut mieux éviter l’accumulation de microplastiques.

En juin 2025, la STQ a pris part à l’Expédition Bleue 3.0, aux côtés de l’Organisation Bleue, de chercheur·euses
et d’artistes québécois·es.
En une seule journée, 83 kg de déchets ont été retirés des berges autour de la traverse de L'Isle aux grues.
Ce projet s’inscrit dans une mobilisation citoyenne qui, depuis 2019, a permis de retirer plus de 19 tonnes de déchets des rives du Saint-Laurent.
Qui est l’Organisation Bleue ?
L’Organisation Bleue est un organisme à but non lucratif québécois dédié à la protection des écosystèmes aquatiques et marins. À travers la science, l’art et l’action collective, elle a pour mission de créer des expériences mobilisatrices où chacun peut jouer un rôle actif dans la protection de notre écosystème
Le concept de l’expédition
Afin d’étudier les différents impacts de la pollution plastique et d’enrichir la documentation sur le sujet, l’Organisation Bleue a mené plusieurs projets de recensement et d’évaluation des microplastiques sur le littoral, ainsi que dans les tissus d’invertébrés collectés en apnée.
Les projets de l’Organisation Bleue ne se limitent pas à l’inventaire des microplastiques ; ils s’inscrivent dans des approches interdisciplinaires alliant nature, culture et vulgarisation scientifique. Par ces approches, l’organisme vise à sensibiliser la population aux enjeux de la pollution plastique, à mieux documenter les impacts, à orienter plus efficacement les actions futures et à inciter la population à passer à l’action.
*Source: https://www.organisationbleue.org
Pour en savoir plus sur l'Organisation Bleue et ses différents projets, c'est par ici

ÉCOUTER POUR PROTÉGER
UNE TECHNOLOGIE POUR LOCALISER LES MAMMIFÈRES MARINS
Protéger le silence du fleuve, c’est protéger la communication et la survie des mammifères marins
Les mammifères marins utilisent les sons pour communiquer, se nourrir, naviguer et se reproduire. L’augmentation du bruit sous-marin peut perturber ces comportements, altérer leur ouïe, accroître leur stress et les pousser à fuir leurs habitats naturels.

Le son est essentiel à la vie sous-marine. En effet, comme le son se déplace très efficacement sous l’eau, les mammifères marins utilisent la communication acoustique pour plusieurs actions, notamment communiquer, chercher de la nourriture, se reproduire et éviter les prédateurs. En plus des sons émis par les mammifères marins, de nombreux bruits proviennent aussi de sources non vivantes, comme les vagues ou les craquements de glace.
Les mammifères ont su assurer leur survie dans cet environnement dynamique grâce à l’envoi et à la réception des signaux sonores.
Bruits d’origine anthropiques
Dans cet écosystème naturel où la communication est essentielle à la survie des mammifères marins viennent s’ajouter les bruits causés par les activités humaines. Les activités portuaires, la navigation, les activités industrielles et de construction font notamment partie des bruits anthropiques qui viennent s’ajouter aux bruits sous-marins.
L’impact du bruit anthropique
Il est difficile de déterminer l’impact exact des bruits sous-marins sur les mammifères marins, puisque la source peut considérablement varier. En effet, l’étendue de la source, la séquence de bruit (interrompue, en continu), l’amplitude, le volume sonore, et la fréquence des bruits d’origine anthropiques sont variés. De plus, la tolérance des mammifères marins à ces bruits varie également. Cependant, les études s’entendent pour dire que les bruits d’origine humaine peuvent perturber leur communication, leur recherche de nourriture et leur reproduction.
La STQ et les bruits sous-marins
La STQ est consciente de l’importance de protéger la communication des mammifères marins c’est pourquoi elle s’implique dans la surveillance de ces espèces lors de ses opérations de dragage, ainsi que dans plusieurs projets de recherche et de développement portant sur les bruits sous-marins.
Depuis la désignation du béluga comme espèce en voie de disparition en 2017, la STQ a intégré l’usage d’hydrophones à ses opérations de dragage.
LES HYDROPHONES
• Concrètement, qu’est-ce que c’est ?
Un hydrophone est un microphone étanche conçu pour capter les sons sous-marins. Pour chaque opération de dragage, la STQ déploie 3 hydrophones au quai afin de détecter la présence de bélugas dans la zone de dragage, ainsi que 2 hydrophones sur des bouées flottantes au site de largage des sédiments.
• Comment sont interprétées les données ?
Des spécialistes, avec l’aide d’un logiciel et d'un spectrogramme, analysent les différents sons. Lorsqu’ils détectent la présence de bélugas à moins de 400 mètres, ils informent le responsable du dragage à la STQ, qui arrête immédiatement les travaux jusqu’à ce que les bélugas aient quitté la zone. Les travaux de dragage sont effectués dans une grande vigilance afin de minimiser les impacts sur les mammifères marins.
• Pourquoi utiliser des hydrophones ?
Les hydrophones sont essentiels, puisque les bélugas passent 70 à 80 % de leur temps sous l’eau, rendant leur détection visuelle très difficile de jour et pratiquement impossible une fois la nuit tombée. L’utilisation d’hydrophones permet à la STQ de détecter toute présence de bélugas dans un rayon de 400 mètres et plus de ses zones de travaux.
• Quel est l’impact sur les bélugas ?
Ce contrôle avec l’aide des hydrophones permet à la STQ de réduire les impacts des travaux et, surtout des bruits occasionnés, sur les mammifères marins, en particulier les bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent, une espèce considérée comme menacée.
Projets de recherche et développement
Ces dernières années, la STQ s’est impliquée dans la signature acoustique de ses navires afin de mieux cerner les variations et les sources des bruits qu’ils émettent, et ainsi contribuer à enrichir les données disponibles pour la recherche.
La signature acoustique d’un navire est l’ensemble des sons émis par tous les équipements du navire
La STQ s’est également impliquée dans la recherche de métamatériaux en collaboration avec des chercheurs et étudiants de l’Université de Sherbrooke, afin d’étudier et de tester des solutions plausibles visant spécifiquement la réduction du bruit tonal généré par la machinerie à bord des navires.
De plus, dans son plan d’action de développement durable 2023-2028, la STQ s’est également fixé des cibles visant l’ajout de mesures pour atténuer les bruits sous-marins.
Par ces différentes initiatives et actions, la STQ vise à mieux comprendre et à réduire l’impact de ses opérations, tout en poursuivant sa mission première : assurer la mobilité durable des personnes et des marchandises via des services de transport maritime fiables, sécuritaires et de qualité

PROTÉGER L’EAU, PROTÉGER LE FLEUVE
DES PRATIQUES RESPONSABLES À BORD POUR PRÉSERVER LES MILIEUX AQUATIQUES

Chaque année, des millions de litres d’eau sont utilisés à bord des navires. En adoptant des pratiques responsables, on limite la pollution et on protège les habitats sensibles du Saint-Laurent.
Mesures mises en place par la STQ:

Huile biodégradable sur les rampes d’accès
Substitution progressive des huiles conventionnelles par des huiles biodégradables pour réduire les risques en cas de déversement.
Pourquoi cet enjeu est crucial près des rampes d’accès ?
Dans le cadre de ses opérations, la STQ utilise de l’huile pour assurer le fonctionnement de plusieurs équipements, dont les rampes d’embarquements.
Dans une optique de réduction des impacts potentiels sur l’environnement, elle a choisi de remplacer le système standard à l’huile minérale par une huile biodégradable dans la majorité de ses sites.
Composition de l’huile biodégradable
L’huile utilisée par la STQ est une huile produite à partir d’esters synthétiques saturés ; elle est donc fabriquée en laboratoire plutôt que d‘origine végétale, ce qui lui confère une meilleure résistance au vieillissement.
Que se passe-t-il avec une huile “classique” en cas de fuite?
Les déversements d’huile ou de carburant créent une fine couche huileuse en surface, ce qui limite la pénétration de la lumière et nuit aux échanges gazeux naturels entre l’air et l’eau. Les espèces marines ont donc moins accès à l’oxygène dissous qui est essentiel à leur survie. Une seule goutte d’eau peut contaminer jusqu’à 1000 litres d’eau, donc il est très important de limiter les risques de contamination.
Différence de comportement dans l’eau
L’huile écoresponsable utilisée par la STQ est conçue pour se décomposer rapidement en cas de fuite et laisse très peu de résidus pour les micro-organismes présents dans le sol et/ou dans l’eau, réduisant ainsi l’impact sur l’environnement en cas de fuite.

Eau de ballast responsable
La gestion des eaux de ballast à bord de nos navires est assez variée. Dans certains de nos navires, cette eau provient de sources terrestres, dans d’autres, elle est traitée à l’entrée afin d’éviter la contamination des cuves.
Dans tous les cas, la STQ assure une gestion saine des eaux de ballast conformément à la réglementation.
Cette pratique réduit le risque lié au transport d’espèces envahissantes et permet de rejeter une eau propre, ce qui limite la présence de contaminants dans les écosystèmes.
À quoi sert l’eau de ballast ?
L'eau de ballast est l'eau pompée dans les réservoirs de navires afin d’ajuster leur stabilité en fonction de leur chargement, garantissant ainsi une navigation sécuritaire.
Cette eau, généralement prélevée directement dans celle des ports, contient souvent des espèces aquatiques et des micro-organismes pouvant devenir envahissants lorsqu'ils sont introduits ou propagés dans de nouvelles régions, causant des dommages écologiques. La gestion de cette eau est donc essentielle pour prévenir la propagation des espèces envahissantes.

La gestion des eaux de ballast à la STQ
Étant donné que la majorité des parcours des traversiers de la STQ couvrent de très courtes distances, la composition des eaux est considérée suffisamment similaire d’une rive à l’autre pour que l’eau du fleuve puisse être utilisée comme eau de ballast sans risque de contamination.
Pour la traverse de Matane, Baie-Comeau et Godbout, le navire principal utilise l’eau des aqueducs municipaux afin d’éviter les contaminations liées aux micro-organismes. Cette approche permet un temps de résidence plus long de l’eau de ballast dans les réservoirs et élimine les enjeux de propagations d’espèces problématiques. Le navire de relève de cette traverse, quant à lui, traite les eaux de ballast à l’entrée de son réservoir, ce qui évite toute contamination et lui permet, au besoin, de décharger une eau déjà traitée.
Jeu concours - Triez à bord, un geste simple qui protège le fleuve
Prenez une photo d’un geste écoresponsable dans une traverse. Ensuite, remplissez le formulaire pour tenter de gagner une carte SÉPAQ annuelle!
Règlement du concours






